Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /2009 13:49
                              Même après un quart de siècle à excercer mon métier, il  existe encore des choses qui m'émerveillent :
ces paillettes tombent en pluie dans le vitré derrière le cristallin(ici c'est un implant) Pour les yeux non avertis ce qu'il y a à voir ce sont ces petits points disposés verticalement derrière la fente de la lampe. Ils bougent  de haut en bas et de bas en haut ; parfois ils sont multicolores comme des paillettes, dans ce cas c'est encore plus beau. Là l'oph un peu rêveur marque une pause reste un bout de temps à admirer en pensant "wouah!", puis revient à la réalité pour rassurer le pauvre malade qui se demande "quoi mon oeil qu'est ce qu'il a mon oeil ?"
C'est un synchisis  étincelant( ou moins fun "une dégénesrescence astéroïde"). (Et très souvent çà ne pose pas de problème)
Dommage, la photo n'est pas à la hauteur,(mon bricolage pour prendre les yeux en photo est assez grunge) un jour, si vous êtes sages je vous en mettrai une plus belle   que je "chiperai " à l'hopital 
Par Berthold - Publié dans : oeil et regard
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Dimanche 9 août 2009 7 09 /08 /2009 01:26

                                                                                                            vous qui voguez au loin en solitaire, avec une pensée pour moi,  je ne vous oublie pas.
toi qui pars  bientôt  pour le pays le plus dangereux de cette planète, je ne serai jamais loin de toi.
et vous mes amis qui foulez la terre sacrée, j'attends votre retour.
à côté des votres, mes voyages sont bien sages et balisés.
pourtant je m'imaginais, navigateur solitaire, soldat, ou gitan, reporter  ou médecin dans un pays en guerre,ou bâtisseur, ou archéologue. 
mais je ne sais voyager qu'en pensées,  à travers vous...
"alors si vous sentez une présence derrière vous, ce sera peut être ma main sur votre épaule"
ma place est ici à attendre votre retour, à envier vos aventures et à écouter vos récits.
écouter...
Par Zigmund - Publié dans : voyage
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /2009 18:10
ce soir dernière représentation à l'opéra avec la traviata
J'ai découvert le songe d'une nuit d'été, version Britten, j'ai aimé la mise en scène et le jeu des acteurs ,danseurs et chanteurs. j'ai aimé découvrir Britten, même si j'accroche peu à ce type de musique . 
un extrait ? --attention allergiques au contemporain passez votre chemin !
voilà je vous avais prévenus. Pour vous remettre,(pour ceux qui sont restés) je vous aurais bien mis la marche nuptiale de Mendelssohn, qui clôt joyeusement sa brillante  version du songe d'une nuit d'été, mais je n'ai rien trouvé (et deezer devient hermétique).

Hier soir, nous sommes retournés dans le "classique mélodieux" avec Mozart, la finta giardiniera. Inconditionnel de Mozart, je n'avais jamais écouté ou vu cet opéra ;  certes l'histoire est alambiquée, assez nulle, mais la musique...annonce déjà les chefs d'oeuvre à venir.
------------------
--voilà ... cette nuit, ils démontent le chapiteau, nous avons fait avec une partie de la troupe, la fermeture du dernier bar, et  demain nous conduirons nos deux invitées au rendez vous pour le départ. Jusqu'à l'année prochaine...
Caroline et Wendy, promettez nous de revenir...

Par Zigmund - Publié dans : around l'escale
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /2009 11:39
Pas loin de  chez nous, savez vous quoi qu'il y a ?
il y a un petit parc le plus joli des petits parcs , petit parc derrière chez moi
et dans ce parc savez vous quoi qu'il y a ?
il y a un opéra ...

Cette idée de créer un opéra à la campagne n'est pas nouvelle, l'intérêt c'est qu'elle est à notre porte.
 Depuis 8 ans, nous prenons plaisir à aller aux spectacles, et accueillir à l'Escale  musiciens ou chanteurs.
Comme la plupart sont anglais,  nous faisons quelques progrès dans la langue de Shakespeare, mais surtout se nouent des liens d'amitié ; d'année en année, nous "mettons une option" sur nos préférés. Cette année nous logeons une musicienne et une choriste, charmantes toutes les deux. Le matin, nous préparons des litres de café et des toasts (nous venons de faire de la confiture de sureau...hum !!!) et nous nous éternisons au petit déjeuner, jusqu'à une heure tardive.
Dans l'après midi , nous préparons le pique nique et vers 17h nous partons à l'opéra.
Les gens  installent leur pique nique, boivent l'apéritif dispersés dans le parc. 
Nos voisins de pique nique sont des nobles, oubliés de 1789. Il y a quelques années, ils ont porté un toast en chansons au roi de France, ce à quoi nous avons immédiatement  répliqué par la Carmagnole. Il n'y a pas eu de bagarre, mais, depuis,  nous nous observons du coin de l'oeil, sans méchanceté ; nous ne sommes pas du même monde, c'est tout...
A 18h la cloche nous apelle vers le chapiteau, nous prenons nos places,et l'opéra commence.  



       

Pendant l'entracte, tout le monde retourne pique niquer dans le parc en commentant la première partie ;  nous voilà critiques ou enthousiastes, discutant âprement, mise en scène, costumes, voix , qualité de l'orchestre et du chef.
Puis nous rangeons les paniers et repartons pour la deuxième partie.
 Mais toute médaille a son revers.
 Nous savons maintenant qu'une "dame de fer" régit tout , terrorise ou  vexe, que l'ambiance est électrique, que certains s'en vont fâchés, meurtris, mais libérés de la dictature. 
Mozart, Verdi et Britten sont à ce prix et c'est bien dommage...
 
 

Par Zigmund - Publié dans : around l'escale
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /2009 14:27
Heureux qui comme Ulysse etc...
nous voilà de retour, fatigués mais contents, cherchant en vain des inscriptions en chinois à déchiffrer, étonnés de la douceur de l'air...
une partie de moi est encore là bas. je sais que je ne retournerai pas dans cette mégapole, dont le seul intérêt était son éclipse.
Comme il n'y avait rien à voir pour cause de nuages et de pluie, je ris un peu jaune, mais je ne regrette rien . C'est là que je voulais être et c'est là que j'étais.
Pour ceux que la ville interesse , jettez un coup d'oeil à
l'album .
Après dix ans de non pratique pour causes variées, mon chinois était devenu un" petit nègre" assez ridicule, mais utile. 
Dans le métro, je m'amusais à consulter mon dictionnaire pour comprendre la signification du nom des stations.
Souvent, nous étions les seuls étrangers.
Nous nous sommes perdus, après de longues marches au soleil, Jako scrutant son plan en pinyin, et moi  essayant de me repérer sur le plan en chinois.
Nous avons fui le Bund en travaux, évité rapidement la célèbre nanjing road où, à chaque pas, on vous propose avec insistance des rolex(et nous avons préféré "rater notre vie" et passer notre chemin  en disant "bu yao"= je veux pas).
Nous avons visité un bout du vieux quartier chinois, très joli , le paisible jardin Yu , entrevu le quartier pietonnier  proche de l'ancienne concession française, avec des magasins de luxe, des terrasses de cafés chics pleines d'etrangers touristes ou "expats".
Nous avons ri de n'avoir jamais vu la mer (le haï    海de shanghai 上海signifie" mer" ) elle était sans doute bien plus loin que nous l'imaginions.
Le Huang He 黃河 (fleuve jaune) était bien camouflé derrière les travaux du Bund,  une petite croisière d'une heure(il en existe une de trois heures bien plus belle mais introuvable) nous a permis de mieux apprécier la ville.
Ballades dans les vieux quartiers, bien sûr insalubres mais tellement chaleureux, quelques irréductibles y vivent encore malgré les gravats et les bulldozers au ras de leur porte.
Visites du musée d'urbanisme de la ville, où  on prend conscience de la démesure, de cette folie de verticalité, devant cette maquette de 40 m de long. Et vers la fin de la visite, une salle dédiée  aux constructions pour l'expo universelle de 2010 : une mention spéciale, chauvinisme mis à part, pour le pavillon français qui ressemblera à un labyrinthe végétal vertical, le pavillon chinois est très beau également, ainsi que le pavillon suisse, le pavillon anglais est déconcertant mais a belle allure la nuit, et les murs du  pavillon espagnol semblent  faits d'osier.
Derniers achats, dernières promenades dans les parcs, peu d'échanges avec les gens, sauf le petit restaurant où nous avons pris nos habitudes.
Et puis, de l'avion rempli de français, dernier regard à Shanghaï où je ne reviendrai probablement pas (le prochain voyage, s'il a lieu, se fera soit dans le Yunnan, soit vers l'Ouest du pays) et un  regard déjà nostalgique à cette Chine immense, si dure à vivre mais si attachante . 



 
Par Zigmund - Publié dans : voyage
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