Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 21:29
                                                                                                         Je rentre d'un WE auprès de mes parents.
Disons que ce fut difficile...et changeons de sujet.
Il est tard, Zigmund chat aurait souhaité prendre place sur mes genoux mais   les genoux en question sont squattés par l'ordinateur (et en même temps, je regarde d'un oeil distrait "casino royale" à la  télé). Zigmund chat a donc posé ses pattes avant sur ma cuisse, je le caresse de temps en temps de la main gauche(je tape avec 3 doigts de la main droite)
Donc je voulais parler de choses légères et gaies.
Hier, Elvis, notre chat roux a redécouvert le piano et nous a régalés d'une petite sérénade.
Jusqu'à présent, tous les  autres chats de l'Escale avaient peur du piano.
Joye, ma copine de l'Iowa, vient de me donner ce lien en commentaire.

http://www.youtube.com/watch?v=TZ860P4iTaM
..super
Elvis a encore des progrès à faire...

------------ ---(et nous on dort où, hein ?------------                                                                                                                                                                                           Déjà connu de beaucoup d'internautes, un extrait de simon's cat dont nous sommes fans.
 
Par Zigmund - Publié dans : around l'escale
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 14:37

Dimanche soir, j’ai retrouvé l’Escale et ses habitants  acourrus pour me réconforter . J’ai  goûté  le calme et caressé les chats qui me faisaient fête et j’ai savouré ce curieux mélange de tentative d’ordre et de laisser aller fataliste qui fait le charme de la maison.

De l’hopital, nous sommes revenus sans parler, ce qui m’a étonné de la part de ma mère si prompte à critiquer. Mon père va mieux, c’est loin d’être gagné(et puis on est à 5 jours de l’intervention) mais, il  est exigeant et parfaitement odieux, à la limite du délire de persécution.

J’ai tenté de me rassurer en me disant que c’était les effets des traitements anti douleur qui sont costauds, mais c’est  très dur à supporter et ni mon frère ni moi n’étions préparés à affronter ce problème. Mon père  se réveille d’une intervention qui lui a  sauvé la vie, et trouve à  se plaindre du  décor, du temps nécessaire pour répondre à ses caprices, du bruit de l’oscilloscope. (qui permet au personnel de le surveiller).

Papistache, sachez que j'ai une pensée pour vous quand je monte les escaliers de l'hopital. De temps en temps j'essaie de réfléchir à la prochaine consigne # 83 du défi du samedi mais le coeur n'y est pas. Dommage elle me plait bien ...


Je pensais  retourner le voir  jeudi mais quelques habitants de l’Escale sont malades, et moi-même, bien que résistant,  suis légèrement fiévreux, donc je préfère éviter de transmettre mes virus.

Pour aller voir mon père, j’ai accepté le vaccin grippe saisonnière plus facile d’accès (mais du coup je dois attendre 3 semaines pour la grippe A, et j'y réfléchis…)

J’y retourne samedi et dimanche, prendre le relais de mon frère qui fatigue.

Par Zigmund - Publié dans : around l'escale
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /2009 00:13

Que « Charly » d’Orléans me pardonne cet emprunt.

Aujourd’hui,  je n’ai passé le seuil de cette salle d’attente de soins intensifs que pour aller discuter qq minutes avec un médecin glacial, mais relativement rassurant de l’état de santé de mon papa après l’intervention.

Les visites sont limitées à deux personnes, j’ai laissé ma place à mon frère qui doit partir ce WE et je suis resté seul dans cette salle. J’avais emporté les participations imprimées (pardon   les arbres et la planète ) au défi  du samedi #79 que je n’avais pas eu le temps de lire et de commenter.

Je félicite et remercie certains d’entre vous d’avoir réussi à me faire rigoler, à la lecture de leurs textes  dans ces moments angoissants. (de même, la visite de vos blogs,  vos commentaires ou vos incursions silencieuses me font du bien). J’ai pensé au défi  #82 que je n’ai pas le cœur à relever.

Une femme très belle s’est assise près de moi. J’ai pensé qu’on allait venir la chercher pour lui mettre une blouse et l’emmener voir « son » malade. Ma mère, à son retour,  l’a embrassée, cette femme était une amie de mes parents venue aux nouvelles. Son mari est hospitalisé à un autre étage en soins palliatifs. Ma mère l’a accompagnée pour aller embrasser  l’ami mourant.

Mon frère et moi en avons profité pour discuter quelques instants devant un café. Bien sûr mon frère a  raconté  la  foret  de  tuyaux autour  de   mon  papa,  faiblard mais content de se réveiller vivant. J’ai un papa branché.

Bon, j’essaie de rigoler, mais je flippe parce que c’est pas gagné et il y a quelques inconnues angoissantes.

Retour à la maison ; j’ai l’impression d’être ici depuis 15 jours, je suis comme un poisson hors de l’eau dans cet univers où tout est ordonné, où  la moindre fantaisie est vécue comme une agression.

Je me demande si ma lutte pour rester calme et serein face à cet enfermement, ne m’aide pas finalement  à  gérer  mon angoisse… Je n’exagère pas : ma maman hier a tenté de m’expliquer ce scoop  primordial que je m’empresse de vous livrer : l’annuaire pages jaunes c’est pour les professionnels …sic

J’ai réusi à obtenir  l'ouverture complète du store de ma chambre en expliquant que j’étouffais  et  que je voulais voir le ciel.(mieux vaut store que jamais)

En écrivant ces lignes, je pense à mon papa, seul dans son aquarium.



Par Zigmund
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 23:20

« Là, tout n’est qu’ordre et beauté,

Luxe, calme, et volupté… »

De mes « humanités » me revient ce célèbre vers de Baudelaire qui me trotte dans la tête aujourd’hui.

Il est temps pour moi de vous faire un aveu : s’il y a une chose qui me laisse de glace , c’est bien la poésie « larmoyante » de  cette époque. Je prends le risque de me faire incendier, mais tant pis, chacun son vilain mauvais gout, consifdérez que c’est une forme de handicap.

Mais voilà, aujourd’hui je me suis réveillé avec cette phrase qui  tournait en boucle…

Il faisait encore nuit, je me suis empressé d’ouvrir complètement le store. Ma mère ne comprend pas que j’aime dormir volets grands ouverts et que j’étouffe dans une chambre plongée dans  le noir complet. Pour lui faire plaisir, j’ai négocié 50 cm d’ouverture, elle aurait voulu 20 « pour ne pas qu’on me voie «  mais elle oublie que le vis-à-vis, sauf s'il est  muni de jumelles, ne voit rien, et s’imagine peut être que je vais m’exhiber en petite tenue devant la baie vitrée.

Je dors dans le lit de mon papa et je regarde le ciel s’éclaircir progresivement. Les lumières d’un avion qui se rapproche  grossissent de façon impressionnante. Je me réjouis(c’est bête,  je sais ! ) qu’il ne fonce pas sur l’immeuble. Les nuages dessinent quatre visages gris bleutés, tous tournés dans la même direction.

Ici tout est ordre. Ordre ? je suis allergique à ce mot, déjà l’écrire me blesse.
Ici tout est rangé, le moindre grain de poussière est traqué sans pitié, le moindre signe de vie serait incongru.
En arrivant, je suis entré en résistance : sur la psyché de ma grand-mère, j’ai étalé ma bibliothèque sans laquelle je ne me déplace pas
(5 livres pour 4 jours alors que je sais que je vais passer plein de temps sur internet, ou à l'hôpital, c’est ma forme de maladie psychiatrique à moi). Un peu sadique, j'ai pris plaisir à semer un peu partout la « filerie » : chargeurs divers (portable, ordi , batterie appareil photo et clés USB en tout genre). Mais, même comme çà, la chambre est monstrueusement rangée. Je pense à ma maison et au désordre odieux que les escalators sèment dans toutes les pièces. Je pense à Zigmund et Elvis chats qui viennet à tour de rôle nous réveiller en sautant sur le lit. Cette simple idée est ici inconcevable. Déjà je me réjouis des quelques géraniums qui survivent sur le balcon.(ma maman n'aime pas les fleurs)
 

Il y a des photos, de mes grands parents, il y a peu de photos de vivants, il n’y en a pas de moi.
J'ai appris aujourd'hui des choses primordiales en ces instants difficiles, comme le pli impeccable qu'il est bon de laisser sous le traversin du lit, l'urgence vitale de faire égaliser l'ourlet de mon pantalon, le tri des déchets version non conventionnelle, les horaires de la femme de ménage...la maison est nickel chrome, je ne sais pas ce qu'elle va trouver à faire.
(je suis habitué : ma maman a toujours eu un amour inconsidéré pour l'ordre )

Je suis donc doublement en apnée, d'abord parce que pendant que nous devisons gaiement là dessus, des visages inconnus et masqués se penchent sur mon papa pour l'endormir et l'opérer, et aussi parce qu'ici tout est problème et complication, et pas vraiment luxe, calme et volupté et que cet ordre immuable m'angoisse et m'étouffe.
Ne vous inquiétez pas mes réserves de zen sont assez bien fournies. Un petit tour en ville devrait me permettre de recharger mes batteries.      

    Aprèe une journée riches en rebondissements, mon papa ne sera opéré que demain matin...J'ai aimé ces cercles lumineux disséminés sur le port, j'ai pris plaisir à écouter sur le long chemin du retour de l'hôpital Orlando furioso,(Vivaldi) que je me suis passé en boucle et un chouia fort avant de retrouver ma maman.

Par Zigmund
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 22:21

J’ai réuni mes affaires et j’ai pris la route dès que possible.

J’ai posé mes affaires, ma mère m’attendait, énervée, impatiente.

Nous sommes repartis pour l’hôpital situé à l’autre bout de la ville. Pendant le trajet, j’ai eu droit aux reproches incessants sur les embouteillages, ma méconnaissance des subtilités de circulation dans la ville, mes freinages trop fréquents mais ce n’est tout de même pas moi qui ai semé des ronds points partout , plein de voitures ennemies !

Mon papa nous attendait.

 L’opération est pour demain  après midi, elle va durer cinq heures.

Mon père  a  bonne mine, il se dit confiant et rassuré. Ma mère est fatiguée et soupire à chacune de nos questions ou réponses…plus que d’habitude.

J’aurais voulu obtenir l’autorisation de le voir à sa sortie du bloc pour qu’il entende ma voix au début de son réveil…je crois que ce n’est pas possible.

Demain sera une très longue journée et une très longue nuit, et les jours suivants seront à peine moins difficiles.

Je fais le fier, et le costaud, j’essaie de plaisanter, de faire des calembours ; mon père tient également ce rôle se dit rassuré et serein, mais  je tremble et j’ai peur…et lui aussi sans doute…

Vous qui passez par ici, merci de vos pensées amicales même silencieuses.

Par Zigmund
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