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le-rhinoceros-regarde-la-lune

vite fait

14 Janvier 2012 , Rédigé par Zigmund Publié dans #le défi du samedi

Poussiere.jpgen réponse à la consigne #176 du défi dont le titre est "poussière"

ok je ne me suis pas foulé... mais j'avais envie d'y répondre quand même(il y a normalement un lien si vous cliquez sur l'image)

et puis fabriquer de la poussière n'a pas été si simple.

Je pars pour un congrès histoire de me changer les idées parce que

-la table s'est remplie de papiers tous urgents et je manque de courage

-je suis toujours inquiet pour la santé de Ma Zigmund et je vais m'absenter souvent pour aller la voir

-j'ai quelques soucis professionnels : au moment où je suis obligé de m'informatiser pour télétransmettre (elle est où la performance médicale ? et elle est où la liberté ?) mes 3 ordis me lâchent ...le courrier concernant les patients a un mois de retard.

-le courrier administratif s'entasse aussi(vente de la ronze à la casse...sniff), impôts, gestion des abonnements internet teléphone et autres joyeusetés.

Alors, comme je l'ai écrit aux défiants du samedi, mes blog amis me manquent, le plaisir d'écrire un vrai texte fignolé (même si  peu lu) me manque, et la vie réelle n'est  vraiment pas simple, même si je ne suis pas à plaindre...

J'ai peut être encore tout simplement  besoin de vacances ...

 

 

 

 

 

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robert escande 25/01/2012 10:49


Passage choisi du livre de Robert Escande « Médecin, quand reviendras-tu ? »


J'ai longtemps hésité avant d'oser écrire ce livre. Comment résumer mes vingt armées d'installation en qualité de médecin généraliste à Saint-Étienne en Montagne
? Il s'est passé tellement de choses bouleversantes, qui ont changé à jamais la vie des habitants de cette paisible commune rurale, et la mienne. Vingt années entre le rire et les larmes, la joie
et la détresse, le bonheur et la souffrance, entre la vie et la mort. Le quotidien en bref d'un médecin de campagne, dont le métier est aussi bien d'assister aux accouchements que de fermer les
yeux des morts. La routine d'un travail déjà profondément complexe, et dans le contexte de l'installation à Saint-Étienne en Montagne, considérablement amplifié par la caisse de résonnance du
désert médical du haut plateau ardéchois. Mes succès et mes échecs n'auront pas les mêmes conséquences sur cette terre oubliée des dieux, balayée par la Burle, coupée du monde par des mois de
neige formant sur des routes déjà chaotiques des congères infranchissables. L'exercice de mon «art médical» n'aura pas la même incidence ici que dans ma ville natale, Marseille, baignée de
soleil, sublimée par la Méditerranée, la plus belle des mers, et qui n'avait qu'un seul défaut à mes yeux, responsable de mon lointain exil montagneux : la surpopulation médicale. Ayant la phobie
de la salle d'attente vide, situation que j'avais vécue en qualité de remplaçant pendant un an, j'avais pris le contre-pied absolu : j'irais m'installer dans le seul canton de France qui n'avait
jamais eu de médecin !
Situation alors inédite à l'époque, qui devint au fur et à mesure des années la dure réalité pour de plus en plus de campagnes.
Situation soi-disant déplorée par nos élus, mais à vrai dire provoquée, soigneusement entretenue par une politique, une fiscalité et une pression administrative écrasante. En réalité, à toutes
les échelles du pouvoir, on assiste à une démolition en règle des cabinets médicaux qui subsistent. Tout est fait pour leur substituer des «maisons médicales», où de rares permanences effectuées
par des docteurs souvent étrangers, donnent à notre administration le sentiment du devoir accompli, et la jouissance d'avoir remplacé à bon compte des médecins libéraux jugés trop indépendants,
pas assez serviles...
Avant de franchir définitivement le pas, et en bon élève de ce que je pensais être à l'époque un comportement confraternel, j'écrivis au président du conseil de l'Ordre de l'Ardèche et aux
médecins les plus proches de mon installation. Je leur faisais part de mon désir de venir m'installer en ce lieu, et de ma joie de pouvoir collaborer au suivi médical de cette population si
éloignée des hôpitaux. Ils étaient tous étrangement distants de cinquante kilomètres, dans un canton ardéchois en contact de deux autres départements : la Haute Loire, et la Lozère. Sur un point
de la carte, pas très loin du village, trois régions différentes se touchaient : le Languedoc-Roussillon, l'Auvergne, et la région PACA. Situation pour le moins écartelée, dont la bizarre
impression de discordance était accentuée par l'extrême diversité du paysage, hésitant entre forêts denses et sombres de conifères dignes des Laurentides du Canada, et vastes steppes d'herbe rase
balayées par des vents semblant venus de Mongolie orientale...
Avant d'arriver à Saint-Etienne en Montagne, un panneau signalant le partage des eaux entre Méditerranée et Atlantique vous mettait en garde, à des centaines de kilomètres d'un quelconque
littoral : la pluviométrie ici vous jouerait des tours...


 

Dr Sangsue 21/01/2012 13:57


Petite annecdote, cela m'est, effectivement, arrivé de travailler sans électricité : Souvenir homérique. L'onduleur ne tient que trente minutes, le temps de teminer sa tâche et de sauvegarder.


A moins d'avoir... un raton laveur.


Ceci dit, j'ai pris goût à la rédaction des lettres aux corrspondant (avec stockage dans le dossier patient), au fait, en un clic de souris, de prescrire un renouvellement d'ordonnance ou un
bilan sanguin systématique, des séances de kiné...


Tout n'est pas négatif dans l'informatisation du cabinet médical, mais le DMP non !

Zigmund 21/01/2012 14:34



je suis bien d'accord avec vous et le temps que je passe sur les ordis et sur internet en est le témoin.


le logiciel que j'utilise, lors de ma vacation hospitalière est assez pourri :la boite a fait faillite  et comme je "vaque " une fois par quinzaine, j'oublie d'une fois sur l'autre certaines
manips importantes  d'où agacement voire grossièretés... j'ai même réussi une fois à faire buguer tous les ordis  d'une salle(sans le vouloir).


ce que j'aime c'est qu'on peut montrer les images du champ visuel et du nerf optique au patient glaucomateux et lui expliquer les enjeux, c'est très parlant et simple à expliquer.


j'aime aussi ne pas subir ou faire subir les écritures pourries de chacun...mais je trouve qu'un résumé de dossier oph extrait d'un dossier informatique(transféré sur papier) a un aspect inhumain
et reste très désagréable à lire..


Quant au DMP je ne sais pas très bien : l'idée d'un "carnet de santé" équivalent à celui d'un enfant me paraissait une assez bonne idée parce que la plupart des malades chez moi sont incapables
de me donner la liste de leurs médicaments(et ça peut être une bonne idée de ne pas ajouter encore un Beta Bloquant ...) j'aimais bien aussi , plutôt que de me lancer dans un coup de fil ou un
"cherconfrère" noter à l'attention du médecin généraliste 2 ou 3 messages importants à lui faire passer (angle étroit/risque thrombose etc... -il n'y a pas que la rétinopathie diabétique :-) -)


En fait pour résumer c'est surtout l'obligation d'informatisation qui m'a bloqué à titre perso... 



Dr Sangsue 18/01/2012 15:32


Il y a déjà quelques temps que les médecins généralistes télétransmettent, tout bonnement, à cause ... des CMU. 0n pasait d'un reboussement de 4 mois à un remboursementent en... 4 jours.


Au début, j'étais en bas débit pour la télétransmision, tout marchait bien, puis au passage à la nouvelle version de mon Logiciel Médical, d'une part, je fus contraint de passer en ADSL et,
d'autre part... de payer le VIDAL !


Cerise sur le gâteau, cela devient trop lourd pour mon ordi, et je suis oblger de l'upgrader.


Mine de rien, tout celaengende des frais pour fairele travail de saisie de Dame Sécu.


Le gouvernement force maintenant les médecins à jouer les employés de la sécu en faisant payer les feuilles papier.


Sans parler du DMP, qui, à mon avis, aura le même sort que le fameux carnet de santé.


Mais je peux me tromper.


Quand aux Ordis, j'en connais un rayon en  pannes, à mon avis, il vaut mieux en avoir plusieurs (2 gros et un portable), et répartir, sur les ordis, les données importantes, bien sûr il y la
solution du disque dur externe.


Personnellement, je fais la sauvegarde de mon cabinet édical sur clé USB.


Bon courage.


Ceci dit, au début, l'informatisation me faisait peur, j'avais une terreur de la panne. Et je suis, maintenant, quasi autonome en micro informatique.


Comme quoi, parfois, on peut y prender goût

Zigmund 18/01/2012 16:06



mon allergie à la télétrans est connue , il parait que
maintenant ce seul fait pourrait me valoir un déconventionnement , ce qui me permettrait peut être d'avoir enfin des honoraires décents (même si c'est  contre mes opinions politiques :-)
)(j'en parle aussi là 


 et là  et " j'ai vraiment la haine "...


en ce qui me concerne  mes règlements différés CMU et qq ALD revenaient réglés en 1 mois max 4 mois. Je suivais ça sur un fichier exel dédié...mais qd le règlement est faux (non déclaration
MT ou erreur de la caisse) c'est trop compliqué de réclamer.


le seul avantage financier que je vois pour cette télé trans dans mon cas sera un moindre abonnement à france telecom parce que avec internet je vais passer mon abonnement en résidentiel et non
plus en pro. pas d'autre avantage financier parce que pour l'instant je refuse la P4P.


je refuse encore d'informatiser complètement  mes dossiers(sauf pour les OCT et photos)


parce que je partirai dans 8 ans en retraite sans successeur . Minime intérêt : je peux travailler sans électricité en cas de panne ou de grêve : rare
mais ça m'est arrivé 2 ou 3 fois et les fiches ne buguent pas.


en 1985 je voulais m'informatiser mais la "bête" dont j'avais besoin n'existait pas.


alors je remplis mes fiches comme je le faisais à l'hôpital j'ai plaisir à écrire au stylo plume et je suis seul à souffrir de mon écriture


 



caro.carito 16/01/2012 10:01


Participer c'est déjà pas mal. Remarque j'ai juste eu le temps d'envoyer mon texte in extrémis, pas eu trois minutes pour commenter...

joye 14/01/2012 14:39


Ta participation pour les défiants, oeuf corse, pas le reste ! Mais, en fait, je t'envie, j'aimais toujours aller aux colloques - j'en profitais pour visiter le coin, retrouver des collègues et
ainsi de suite. Je n'ai plus l'occasion d'en faire, et c'est dommage.

Zigmund 15/01/2012 12:10



n'ai pas pu répondre aux comms via mon I phone


je suis rentré fatigué de Paris mais content le programme était dense et passionnant les discussions avec les confrères toujours intéressantes  c'était presque comme des vacances studieuses


j'ai essayé en pensant à toi de prendre des photos de Paris que j'ajouterai bientôt. pour l'instant j'ai un gros, énorme retard dans mes obligations de boulot donc je vais encore
disparaitre  un peu (pas trop) d'internet.