médecins de la région midi pyrénées
Lettre du Dr Etienne PETIT (25 février 2013)
Nous sommes un groupe de Médecins
généralistes pyrénéens (une douzaine de cabinets) déterminés et menaçons l'ARS Midi Pyrénées de fermeture collective de nos cabinets si nos revendications de bon sens ne sont pas
actées:
L'Ars nous impose un doublement
géographique de notre secteur de PDS en zone montagne sur des routes difficiles avec une population dispersée dans un territoire situé en zone montagne voire de haute montagne jusqu'à 1800mètre
d'Altitude dont les 4 stations de ski de Haute Garonne: Super Bagnères, Peyragudes pour son versant Haut-Garonnais, Bourg d'Oueil, et Le Mourtis avec un afflux touristique important en hiver, une
station thermale (Luchon avec 15000 curistes entre Mars et Octobre souvent fragiles, âgés et sans moyen de transport). Territoire actuellement totalement enneigé (8mètre de cumul depuis le début
de la saison hivernale!
Nous sommes très en colère, très
déterminés à aller jusqu'au bout(messieurs des RG vous êtes prévenus) non pour des problèmes d'argent comme a pu le faire croire notre président du conseil de l'ordre dans un article paru dans la
dépêche mais pour sauver de la désertification médicale totale notre territoire que nous aimons, dont nous aimons les habitants, leur mode de vie rude mais vrai.
Le plus drôle aujourd'hui et que
notre cher président du conseil départemental de l'ordre a remis la réunion prévue ce soir au coeur de notre territoire en raison des intempéries (le pauvre: il neige sur les Pyrénées à basse
altitude!) Le même qui n'hésite pas a nous adresser quelque temps plus tôt une longue liste de situations de visites dites incompressibles concoctée par les représentant de Régul 31 et du SAMU
Toulousain.
(j'aurais envie de lui adresser ma
facture de 1000 euros pour 4 pneus neige qu'il faut changer chaque année)
Les conditions de sécurité dans
notre travail n'étant pas réunies : gardes trop fréquentes, routes dangereuses en hiver, faible nombre d'effecteurs, faible nombre d'actes par garde entrainant le désintérêt complet des jeunes
pour nous remplacer ou nous seconder dans ces conditions difficiles d'exercice sur un territoire en grande partie situé à plus de 30 minutes d'un SAU, nous avons refusé début janvier de fournir
un tour de garde.
La seule réponse de l'Ars a été
jusqu'à maintenant de déclencher des réquisitions préfectorales. Celle de l'orde de nous adresser une liste surréaliste de visites incompressibles (effecteur corvéable à merci au bon vouloir du
régulateur)
Notre décision de dévisser
collectivement nos plaques à compter du 4 Mars a été murement réfléchie. Elle a abouti à une lettre de démission collective au Préfet lui indiquant qu'a compter du 4 Mars il n'avait plus personne
à réquisitionner sur un territoire de 10 à 15000 habitants.
Notre lettre au Préfet,
l'implication de notre Députée Carole Delga(Merci encore Madame), commence à faire bouger les lignes alors que le dossier est sur la table depuis un an (Lamentable!....).Le sous directeur de
l'ARS commence à comprendre la situation, l'ordre promet de revoir la notion de visite incompressible, il étudierait une prise en charge de VSL pour transporter les patients ne disposant pas de
moyen de transport à nos cabinets en PDS... mais rien n'est réellement acté.
Le président du Conseil de l'ordre
de la Haute Garonne doit rencontrer la directrice de l'ARS le 5 Mars soit le lendemain du jour ou nous avions décidé de dévisser nos plaques...
Nous acceptons de donner un petit
délai à Madame la directrice de L'ARS pour lui laisser le temps de prendre les bonnes décisions...
Nos revendications tiennent en 5
points incontournables que nous réservons pour le moment à la directrice de L'ARS MP Madame Cavalier qui devra nous donner une réponse écrite d'ici le 7 mars au matin, date à laquelle il est bien
possible qu'un territoire de montagne perde tous ses médecins généralistes d'un bloc... si les autorités s'obstinent à garder une vision purement comptable de la situation.
A suivre...