Samedi 14 novembre 2009

14 novembre 2009

la consigne #67 bis consiste à écrire la suite d'une histoire écrite sur le thème suivant par un autre défiant.
l


Où, nus, allongés sur le dos, nos deux héros* discourent de la forme des nuages, de la caresse du soleil sur la peau, des petites bêtes qui peuplent la lande et du plaisir, tandis qu’à l’horizon, l’adversité tisse ses noirs desseins.

 le sort m'a désigné pour écrire la suite de l'histoire suivante  écrite par phil :

Chapitre 67. François. (PHIL)
Je suis assis à la terrasse d’un bar, au coin de la place Charles de Gaulle. C’est une terrasse pavée, ou plus précisément un coin de place pavé, juste au chevet l’église Notre-Dame. Je sirote un café après avoir fini le marché pendant que ma mère allait faire une course à la brûlerie. Quand j’y pense : faire les courses avec ma mère ! Voilà une éternité que ce n’était pas arrivé. Et je ne suis pas sûr d’avoir envie de renouveler bientôt l’opération. Enfin… Disons que je suis un peu plus disponible depuis que la princesse a disparu sans laisser de traces.

Je termine mon jus et je soupire d’aise en m’étirant. Je suis assis sous un tilleul, et en regardant en l’air, je peux admirer le contre-jour dans le feuillage et les fleurs de l’arbre qui exhalent leur suave parfum. Je me maudis d’omettre systématiquement d’emporter mon appareil numérique quand je vais quelque part, parce que j’ai toujours des idées de trucs à faire qui ne seront du coup jamais faits, et je sens de ce fait comme un arrière-goût de frustration. Parce que les feuilles et les fleurs des tilleuls, en contre-jour, c’est vachement joli. Surtout s’il fait beau, comme c’est le cas. Il y a juste quelques cumulus insignifiants par ci par là sur le ciel bleu, rien de méchant, et ce serait joli sur les photos si je n’avais pas oublié l’appareil. Le cumulus, ça meuble une image, c’est bien connu.

C’est marrant, cette histoire de nuages, ça me rappelle la fois où nous étions allongés nus sur les galets de la pointe du Hourdel, avec la princesse, et que nous commentions la forme des nuages. Oui, bon, je sais, c’est des conneries, nous n’étions pas nus, ce n’est pas cette fois-là que nous étions nus, c’était l’été d’avant, sur un tapis de bruyères, du côté du mont Lozère. N’empêche que nous étions réellement allongés sur le dos, dans les galets du Hourdel, pas nus, et que la sensation que j’ai éprouvée à cet instant, l’impression que les pierres me faisaient comme un matelas très doux dans lequel je m’intégrais progressivement m’a laissé un souvenir extrêmement vivace. Je ne suis pas certain que la princesse ait partagé mon enthousiasme. Je ne suis même pas certain qu’on ait vu tellement de nuages, finalement. Et on n’a pas vu de phoques non plus, ça j’en suis sûr.

Elle n’aimerait pas que je dise la princesse par ci, la princesse par là. Elle déteste ça. Que je l’appelle la princesse. Alors je ne le fais pas. La princesse, c’est juste un petit mot comme ça que je m’autorise à moi-même. Je lui ai dit une fois Ma princesse, dans un moment d’égarement. Je ne renouvellerai pas l’opération. Elle m’a fusillé du regard. Elle a les yeux revolver, comme disait une chanson débile d’il y a plein d’années, mais disons que je n’ai rien dit, parce que vous allez encore m’en vouloir de vous avoir fait chantonner toute la journée. Comme je disais, la princesse déteste les petits noms. Elle veut que je la nomme par son prénom, Angélique, et c’est sans appel.

Je ne sais pas où elle est passée. Un jour elle n’était plus là, c’est tout. Elle n’a rien dit. Elle n’a laissé aucun mot d’explication. Rien. Elle a disparu de la circulation. Ça va faire un mois. Je ne pense pas qu’elle ait été enlevée ou quelque chose comme ça : elle est partie avec un sac de voyage. Je ne pense pas non plus qu’elle m’ait quitté : ses chaussures préférées sont restées dans son placard. Elle est dingue des chaussures, la princesse. Je ne sais pas combien elle en a de paires. A croire qu’elle les collectionne. A mon avis, il y en a pour du pognon, parce que je peux vous dire que ce ne sont pas des chaussures de bas de gamme. Dans le lot, il y en a bien quelques unes que je lui ai offertes, mais pour la plupart, elle se les paie elle-même.

Je pense qu’elle est partie pour son boulot. Peut-être à l’étranger. Je ne sais pas. Elle est toujours très mystérieuse. Elle ne me fait jamais de confidence sur sa vie professionnelle. Je sais seulement qu’elle est « dans le refroidissement », c’est ce qu’elle a consenti à me lâcher, un jour, du bout des lèvres. Dans le refroidissement. Ce sont ses mots. Elle n’a pas dit climatisation ou frigorifique, elle a dit refroidissement. Bon. Cela lui arrive de partir quelques jours sans trop me prévenir, alors cette fois je n’en ai pas fait plus de cas que d’habitude. Au début. Sauf que là, ça commence à faire long. Je m’inquiète, moi. Je m’inquiète énormément, même. Je commence à ruminer des idées sombres. Ce n’est pas qu’elle me paraisse tellement vulnérable, non, elle est même plutôt du genre à mener sa barque seule, mais je m’inquiète, c’est tout.

François ! François ! Hou hou ! François !

Aïe. Ça y est. Ma mère a fini ses courses…

la suite

Là bas au café, c’est mon grand dadais de fils  qui m’attend devant un crème en broyant du noir…
Je suis sensée avoir enfin fini  les courses. En fait, j’ai attrapé vite fait deux trois bidules au hasard  dans les rayons. Il a fallu  foncer fissa dans un autre bistrot, et discrètement, dans les toilettes, mailer tous azimuts vers mes contacts,  pour retrouver la trace d’Angélique.
Depuis longtemps,  je joue à l’handicapée numérique ; (« tu es gentil de m’avoir installé internet, mais je ne sais pas m’en servir, je préfère les feux de l’amour à la télé ») mais  si mon fils voyait  le matos que je trimbale dans ma boite à maquillage, il serait sur le c... Je suis une mamie-secrètement- connectée.
Et mon fils qui  croit pouvoir  oublier l’absence de « sa princesse », Angélique, en me collant aux basques et  qui porte les cabas de sa vielle mère, soit disant arthrosique. (il ignore que pendant qu’il me croit devant une camomille le soir, j’étale quelques jeunots  au Krav Maga).
J’aimerais bien qu’il me lâche un peu le fiston, et je commence à fatiguer de jouer les vielles dames honorables.
Moi aussi, çà m’intéresse de  la retrouver, ma belle fille, parce qu’on avait dit  50/50 sur son dernier contrat…
Qui c’est qui s’est farci les repérages hein ? Parce que le vieux qu’elle devait refroidir, je peux vous dire qu’il était du genre méfiant, et  une jolie poupée comme elle qui arrive dans sa vie sans crier gare, il aurait tout de suite flairé l’entourloupe  ; là,  il est bêtement tombé dans le panneau de la veuve triste (moi, avec fils et belle fille) et à consoler bien sûr avec modération.
D’après les journaux, elle a réussi son coup au-delà de toutes les espérances, le vieux beau a été retrouvé sans vie, devant son coffre fort entr’ouvert,  vidé de ses liquidités (*). Une chaussure  féminine, grise orpheline, derrière le canapé a momentanément intrigué les enquêteurs. Mais comme le légiste a conclu à l’infarctus, et que le monsieur était notoirement dépensier, on a  vite classé l’enquête.
Cette chaussure grise c’est bien  la signature d’Angélique, et non pas l’oubli d’une hétaïre de passage…Elle n’aimait pas cette paire de chaussures…
Bon, grâce à mes contacts, je la tiens la trace de ma belle fille chérie, ou du moins les numéros et codes d’accès à ses comptes en Suisse, et, croyez-moi, j’ai quelques moyens de pression pour récupérer ma part du gâteau …
Mais comme je vous le disais, mon grand fils m’attend pour porter mes cabas…C’est –y- pas mignon tout çà ?
*le coffre !

 la suite de ma participation à cette consigne

a été écrite de main de maitre par tilleul (chapeau c'était pas facile... allez lui rendre visite !)

Par Zigmund - Publié dans : le défi du samedi
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Mercredi 11 novembre 2009

Un aller retour pour voir mon papa qui est rentré à la maison , en assez bonne forme, en attente d’une grosse intervention qui l’angoisse. Mon oncle a pris l’avion  de Marseille pour venir  voir son frère  l’espace d’une journée. Je n’avais pas vu mon oncle depuis une quinzaine d’années, tout simplement parce que plein de kilomètres nous séparent et que le temps et les vacances manquent.

Ma famille est répartie  un peu partout, dans le pays (et un peu à l’étranger)  principalement Marseille, Toulouse, Vichy et Paris.

(mon grand père Henri est lejeune premier au centre deuxième rang 1919)

Autrefois, nous nous retrouvions (avec les marseillais) à Vichy pour Noël, puis nous « descendions » sur Toulouse pour le nouvel an, puis  nous remontions dans notre  Bretagne et  Ligérie d’adoption.

Vichy à noël était un émerveillement, souvent il y avait de la neige, nous nous entassions à 10 -15 dans un petit deux pièces, du centre ville. Nos deux grands-mères (une tante sans enfant qui s’était occupée de mon papa et ma grand-mère) nous couvraient de baisers. Elles se  saignaient   pour nous offrir des cadeaux, pas toujours à notre gout,  mais que je conserve encore comme des trésors. Elles y joignaient des cartes fleuries et parfumées, où elles exprimaient de façon dithyrambique leur affection et leur amour. Bien sûr que tout çà avait un côté étouffant, mais tout cet amour faisait chaud au cœur, et  nous étions contents de retrouver nos cousins de Marseille et Vichy.





A Toulouse, nous remettions çà avec la famille de ma mère, là aussi,  nous retrouvions plein de cousins et cousines ;  les berges de la Garonne  proches, ou le terrain de basket  (aujourd’hui, devenu toboggan routier) étaient nos lieux de jeux .Quand elle rentrait « du magasin » qui était toute sa vie, ma lumineuse  grand-mère nous  préparait des plats un peu trop riches en graisse, et chantait  en s’accompagnant au piano.Me reste le souvenir ému de mes grands mères, jettant un verre d'eau sur la voiture pour nous faire promettre de revenir puis nous regardant partir...


Après leur disparition, la tradition du « tour de France » s’est estompée, nous étions devenus adultes, nous avons choisi des chemins très différents…

Il y a bien longtemps que je ne suis pas retourné à Vichy,  je retourne plus souvent à Toulouse  à la recherche d’un morceau de mon enfance…

Je voudrais  consacrer à mes cousins, cousines , oncles et tantes,  plus de temps,  mais c’est difficile, j’aimerais qu’ils viennent me voir…

Nous aurions plaisir à leur faire partager la lumière de la Loire, le blanc des tuffeaux et les toits en ardoise, leur faire goûter l’Aubance et le Savennières, le Bourgueil et le Chinon, et aussi les fouées, et bien sûr, à  leur montrer les châteaux.

Des pans entiers de ce blog leur sont destinés, témoignage  légèrement déguisé de notre vie,  mais je ne pense pas qu’ils prennent le temps de le lire.  

Par Zigmund - Publié dans : souvenirs
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Vendredi 6 novembre 2009
Tous les matins de 8h à 16 h nous partons à la découverte des sites d'Angkor.le séjour est extrèmement court, j'ai choisi 3 excursions sur les quatre proposées. De 18h à  20h30 a lieu, à notre hôtel, la partie congrès proprement dite, avec des communications sur différents sujets.
Mon intervention se situe  presque au début du congrès et  je suis dans mes petits souliers ; Bien que très rôdé, je ne tente pas le "par coeur" même si je sais que la lecture est moins vivante , le micro fixé au pupitre  se rebelle, ma  main tremble en tenant le micro portable, mais je me réjouis de pouvoir m'exprimer sur ce sujet qui me tient à coeur : la disparition de l'ophtalmologie médicale. Je regarde peu la salle (ils ne sont pas 150 mais plutôt 200),  je suis un peu tendu , mais assez calme. Je suis conscient que c'est probablement la seule fois où nous, médicaux en voie de disparition, aurons la parole, donc pas question de bafouiller...applaudissements chaleureux à la fin. J'ai déclenché la réaction que je n'arrivais pas à obtenir sur internet, sur la liste de diffusion de la profession. La discussion se poursuivra au repas et dans les jours suivants. J'ai atteint mon but.
Impossible de dormir  dans la nuit qui suit, mon texte tourne en boucle dans ma tête...


Le lendemain commence la visite des temples, je ne comprends qu'une partie de ce que raconte le guide. Il se perd dans des détails inutiles, ou lourds...Au premier temple, à la descente du car, je ramasse un bâton qui traine, juste la taille utile pour me faciliter la marche sous le soleil .Pour me protéger du soleil qui tape dur, je me déguise en touareg.













 Dès le premier temple, mon appareil photo autour du cou, je vais mitrailler à tout va , je sais que le temps m'est compté donc pas question de perdre une miette de ces merveilles. Moi qui ai toujours défendu la photographie argentique, je profite de façon éhontée des facilités du numérique. Au final il y aura quelques photos dont je serai satisfait, et beaucoup de clichés "touristiques" intéressants en tant que souvenirs mais sans recherche. Mais voilà, je ne veux pas regretter la photo que je n'aurais pas prise...
Les mots me manquent pour décrire la beauté des sites visités, (bien sûr je dépose quelques photos, dans l'album) je regrette déjà les flous et ratages. Chaque temple visité dévoile des beautés  qui semblent surpasser les précédentes.
 Vers la même époque, chez nous, on batissait la cathédrale notre dame de Paris.


Une chose me séduit dès le début : la gentillesse évidente des gens , cette sorte de bienveillance  amplifiée par  cette  façon de  saluer  en joignant  les mains devant la poitrine.
(Comment certains d'entre eux ont ils pu déraper dans cette  folie meurtrière  dans les années 70 ? quarante ans après,  la blessure est à vif chez beaucoup de cambodgiens)

Pendant les quelques jours passés dans cette ville je ne me souviens pas d'un seul regard méchant ,(en dehors d'une grosse dispute entre deux femmes au marché) même les flics qui m'ont fouillé à l'aéroport (j'ai fait sonner tous les portiques) étaient amusés et souriants. Bienfait du boudhisme ?
 Le soir venu, après quelques instants de repos (piscine, spa, douche ou massages par de jeunes aveugles,-l'un de nous a testé le massage de pieds par des petits poissons-), nous nous retrouvons dans la salle aux chaises blanches pour les conférences.
Me voilà enthousiasmé  par les réalisations des associations humanitaires médicales qui interviennent sur place : un médecin suisse a construit ici un hôpital pour enfants et joue du violoncelle pour obtenir des fonds ;  et il y a  l'association "pour les yeux du monde" : le bateau "Maurice André"  navigue sur le Mekong et affluents avec, à son bord, une équipe  constituée de traducteurs, d'une cuisinère, d'un capitaine, et de divers soignants dont un oph médical , un chirurgien et un anesthésiste. Quand le bateau acoste, les villageois montent sur le bateau , pour être examinés  soignés et souvent opérés  (ptérygions, cataracte) . Il y a aussi des opticiens qui fournissent des lunettes.Les champs et les médicaments que j'ai transportés étaient destinés à ce bateau.(consultations, opérations, lunettes , tout est réalisé sur le bateau). Un nouveau bateau plus grand est en construction.



Un soir, des  orphelins  ont organisé un beau spectacle de danses pour les congressistes.
La dernière visite consiste en une marche à pied d'une heure, il s'agit de grimper sur une montagne, chose qui me fait horreur. Il n'y a que 1300m mais je connais mes limites qui restent assez proches du sol. Aidé presque à chaque pas, j'arrive au  but  au bord de l'asphyxie, mais la récompense est à la hauteur : là coule une rivère et les rochers de la rivière sont sculptés, c'est très beau et, pour me remettre, j'ai même droit à une douche sous la cascade.
L'apothéose du séjour a lieu le dernier soir : tous habillés de blanc(bon d'accord, je regrette d'avoir râlé sur le choix de cette couleur) nous sommes pris en charge par des voitures électriques de golf ; autour de nous, la forêt emet des bruits inconnus et vaguement inquiétants. Quinze kilomètres plus loin, nous arrivons à destination : la terrasse des éléphants au temple du Bayon (l'un des plus beaux). Nous avançons entre deux rangées de torches, pour aboutir sur la terrasse délimitée par deux grandes sculptures de glace. Les tables sont dressées dans ce décor magique, des danseurs  et musiciens donnent un très beau spectacle, le repas est certes délicieux, mais la merveille c'est ce cadre   hors du temps...
Le lendemain est le jour du départ, dernières ballades dans la ville qui prépare la fête de l'eau avec ces embarcations décorées pour la circonstance.Visite au marché local, odeurs non répertoriées, dont certaines assez monstrueuses(heureusement, comme médecins , nous sommes un peu plus "armés").
Derniers plongeons dans la piscine, échanges de mails, départ de la relève pour le bateau, départ de ceux qui ont choisi de prolonger le séjour au Vietnam.
Le voyage en avion se fait de nuit, un ministre échappé de la première classe discute avec ses collaboratrices assises juste devant nous. (au lieu du film quebecquois, diffusé sur l'écran, nous avons une vue directe sur les fesses du ministre...)
Séparation des congressistes à Roissy après récupération des bagages...derniers bisous et échanges de mails, nous sommes encore loin,  là bas,  parmi ces merveilles  entrevues ...Nous avons encore des étoiles dans les yeux.
Par Berthold - Publié dans : oeil et regard
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Samedi 31 octobre 2009

Mon papa  est hospitalisé.
Je vais passer du temps avec lui et moins de temps ici et sur vos  blogs.

Je reviens dès que possible....

Par Zigmund - Publié dans : around l'escale
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Samedi 31 octobre 2009

le texte du défi #79 est assez long :

Pour le défi #79e du nom, le jouteur écrira*  (au choix) :

une lettre/ un discours / un règlement / un mode d’emploi / une recommandation / un plaidoyer / une harangue / une charte / un avis / un sermon...

lisez la suite de la consigne et les autres textes

(chaque fois que j'insère un lien j'ai une pensée émue pour Mme de Keravel qui m'a appris à insérer les liens !)


La vodka du diable

discours non radiodiffusé de Staline en date du 2 juillet 1941(1)

Camarades ! Citoyens ! Frères et Sœurs(2) ! Combattants de notre armée et de notre flotte !

Je m’adresse à vous, mes amis !

La perfide agression militaire de l’Allemagne hitlérienne, commencée le 22 juin, se poursuit contre notre Patrie.

Malgré la résistance héroïque de l’Armée rouge(3), l’ennemi continue à se ruer en avant, jetant sur le front des forces nouvelles.

Il faut les saborder !

Cà tire à la guerre j’y prédis l’ail rose.

Un grave danger pèse sur notre Patrie.

Camarades, nous allons nous battre, aucune armée n’est invincible.

Soldat je te le dis tout net :

Vise  pas ta grotte maya.

Ce soir : sardines, j’ai soif ! et ma chaise m’a dit « les boulettes c’est gras »

Donc je disais : nous allons nous battre, c’est sûr mais qui sera le meilleur hein ?

Entonnons tous ensemble l’hymne de notre glorieuse mère patrie(.5)

 

  http://www.youtube.com/watch?v=WM5H1KthhUU

Note n° 1       Le discours officiel a eu lieu le 3 juillet 1941. Celui-ci est le brouillon, la répétition générale. L’histoire garde la trace de la version radio diffusée plus longue et moins arrosée.

Note n°2     Il parait que c’est la seule fois où Staline a utilisé le terme de « frères et sœurs «  dans un discours

Note n°3        Le rouge est la couleur qui excite le plus le cône*(4) de l’œil humain,

Note n°4       d’où l’expression le jour se lève et les cones  rient  commencent

Note n°5       Traduction phonétique  certifiée (ouvrir le lien)

Pour terminer : une mensuration qui arrive comme un cheveu sur la soupe : mes moustaches sont un peu  moins grandes que celles de Papistache et  de Staline.
Par Zigmund - Publié dans : le défi du samedi
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